mercredi 31 janvier 2007

CINE-MANGA INTERACTIF


CINE-MANGA INTERACTIF



Les CAHIERS DU CINEMA et TAKESHI KITANO proposent au cinéaste qui sommeille en nous de participer à la création collective d'un Ciné-Manga Intéractif, proposé sur le site des Cahiers du Cinéma. Original et ludique.


Pour chaque parution d'un numéro "double zéro", Les Cahiers du Cinéma ont maintenant pris l'habitude d'inviter un réalisateur de renom. Après Martin Scorcese et Wim Wenders, Takeshi Kitano s'y colle pour le numéro 600. Avec lui, une idée, un concept. Généreux, original et ludique. Un jeu qui convie d'autres réalisateurs mais également les lecteurs des Cahiers, et les internautes à réaliser un ciné-manga.

Comment ?
Le principe est simple. A partir de 69 photos prises par M. Kitano lui-même, chacun compose un mini-récit en assemblant quatre de ces photos à sa convenance, et en ajoutant un court texte de légende.
Takeshi Kitano a réalisé 14 planches sur ce principe. D'autres cinéastes (Olivier Assayas, Catherine Breillat, Gus Van Sant...) ont été conviés et se sont livrés avec plaisir au jeu, réalisant parfois plus d'une proposition.
Au final, 30 fictions (poétiques, énigmatiques, humoristiques) séléctionnées se rencontreront dans ce livre collector, pour composer ensemble un tableau du cinéma contemporain.

Libre à vous d'essayer !

VG

LE PARIS DU CINEMA ROUMAIN


LE PARIS DU CINEMA ROUMAIN


Une semaine dédiée au 7ème Art roumain au cinéma Le Latina
Du 30 janvier au 6 février 2007


C’est à l’occasion de l’entrée de la Roumanie dans l’Union Européenne que l’association culturelle ARTROUMAIN et LE LATINA, sous les auspices de l’Union Latine, s’unissent à nouveau pour célébrer la culture roumaine, avec le soutien du C.N.C. – Roumanie, de l’Ambassade de Roumanie en France, de la compagnie TAROM et de TVR International.Du 30 janvier au 6 février 2007, le grand public découvrira, à Paris, la prometteuse génération de cinéastes roumains. Les parisiens pourront apprécier une culture riche et variée grâce à un vaste programme :

• 7 longs métrages récents dont « 12h08 à l’Est de Bucarest » Caméra d’Or au dernier Festival de Cannes 2006, présenté par le critique Michel Ciment (revue Positif), en présence du réalisateur et de l’actrice Luminita Gheorghiu, et « La mort de Dante Lazarescu », Palmarès 2006 de Télérama, lors d’une soirée organisée en collaboration avec la revue Télérama.

• 2 programmes de courts métrages roumains, un programme de courts métrages moldaves et 3 programmes de documentaires.

• Une soirée exceptionnelle, en présence de Marie-José Nat et Pierre Brice, sera consacrée au film « Les Daces », péplum roumain réalisé en 1966 en coproduction avec la France.

• « Veronica », film musical pour enfants qui a marqué de nombreuses générations de Roumains sera programmé, en présence de l’actrice et chanteuse Margareta Pîslaru.

• Le public pourra également voir et revoir « Trahir » et « Train de vie », les premiers films de Radu Mihaileanu, présentés par Karine Tuil. Le réalisateur d’origine roumaine, Président d’honneur du festival, est entre autres l’auteur de « Va, vis et deviens », grand succès du publique et César du meilleur scénario en 2005.

• Alors que la presse de Los Angeles (dont on dit qu'elle préfigure parfois les nominations aux Oscars) vient de déclarer Luminita Gheorghiu pour « La Mort de Dante Lazarescu », Meilleure Actrice dans un second rôle, un hommage est rendu à cette grande actrice roumaine.

• De nombreuses séances seront accompagnées de rencontres avec les réalisateurs et les acteurs roumains (notamment la jeune et talentueuse Dorothea Petre).

• Autour du programme cinématographique seront proposées, également au Latina, une animation musicale en début de séance avec le violoniste Renato Kamhi et ses invités, la signature du roman Douce France (Grasset, 2007) par Karine Tuil, l’exposition Des paysages et des oiseux dans le Delta du Danube, photographies de Alexandre et Marie Beauquenne (30 janvier – 12 février), ou encore des dégustations de plats et de vins roumains.
Le Latina
20 rue du Temple
75004 PARIS
01.42.78.47.86

mardi 30 janvier 2007

TRUANDS


Truands

Réalisé par Frédéric Schoendoerffer

Avec Benoit Magimel, Philppe Caubère, Olivier Marchal...

Sortie le 17 janvier 2007

Dans l’univers du grand banditisme parisien, Claude Corti est le roi. Il règne en maître sur la prostitution, le trafic de drogues, de faux billets, les braquages, les vols de voitures… Mais bien sûr, sa position attise la convoitise de la jeune concurrence, de ces petits truands qui veulent tous devenir grands. Le caïd finit par tomber et doit passer quelques mois en prison. Juste assez pour que son royaume commence à décliner.

Dans cette observation froide et quasi clinique du phénomène, Frédéric Schoendoerffer oublie tout l’aspect psychologique, donnant par la même occasion à son film une absence totale de profondeur. Le spectateur est alors contraint de voir évoluer des personnages grotesques, dans la vulgarité, la violence extrême et non justifiée. Le tout servi par des plans clichés, et un montage aux frontières de l’étrange par moments. Vide, creux, ce film est avilissant et profondément misogyne.
Il nous rappelle juste combien nous vivons dans un monde machiste.
Que la femme n’est qu’un morceau de chair, un objet de luxure, un ornement. D’aucuns pourraient penser que c’est ainsi, et rire…Peut-être est-il préférable de s’insurger contre ce genre de démonstration, car porter un regard critique est une forme de courage dont ne sait manifestement pas faire preuve le réalisateur.
Quelles qu’aient pu être les intentions de départ (« mon ambition était de faire un « microcosmos chez les voyous » FS), le résultat est un sombre échec, avec une très mauvaise interprétation, à la limite du caricatural, de la part des protagonistes. Ombre d’autant plus importante que l’on sent une volonté d’être au plus près de la réalité.
Seul point positif, à aucun moment on n’éprouve une quelconque sympathie pour ces types, ni même une attirance pour le milieu.
Lorsque le cinéma français doit prendre des leçons du cinéma américain… Action !


VG

lundi 29 janvier 2007

BOBBY


BOBBY

Réalisé par Emilio Estevez

Avec Anthony Hopkins, Sharon Stone, Helen Hunt, Demi Moore, Harry Bellafonte, Laurence Fishburne, Christian Slater, Lindsay Lohan, Heather Graham, Ashton Kutcher, Joshua Jackson...

Sortie le 24 janvier 2007

1968…Après l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy en 1963, c’est au tour de Robert, alias Bobby, son cadet, de connaître un sort tristement identique.
1968 : La guerre du Vietnam fait rage et tue depuis bientôt quatre années. Martin Luther King avait un rêve et l’emporte avec lui, abattu sur le balcon d'un motel dans le Tennessee. L’Amérique, est synonyme de violences, de désillusions, de racisme. Après la disparition du Dr King, Bobby symbolise le renouveau, l’espoir, le seul et dernier rempart contre la barbarie ambiante. Celui qui combat l’injustice et les inégalités.
1968 : Révolution étudiante en France. Période de changements, de contestations. De bouleversements. Tragiques et historiques.
La vie de Robert Fitzgerald Kennedy a pris fin le 6 juin 1968, au Good Samaritan Hospital, après qu’un jeune Palestinien de 24 ans lui a tiré dans la tête la veille, à l’Hôte Ambassador à Los Angeles. Bobby, figure charismatique du Parti Démocrate, venait de remporter les élections primaires en Californie, et achevait à peine son discours pour célébrer la victoire.

Prenant cet événement dramatique comme point de départ de son long-métrage, l’acteur-réalisateur Emilio Estevez suit, dans Bobby, les destinées de ses protagonistes lors de la journée électorale du 4 juin 1968. Il est des rêves qui se brisent, des destins qui se croisent, des vies qui s’achèvent…
Un lieu : l’Hôtel Ambassador. Une effervescence particulière y règne, à quelques heures de la visite du sénateur Kennedy. Au cours de cette journée de préparatifs, une vingtaine de personnages vont se croiser, se heurter, et finalement être inéluctablement liés les uns aux autres par le drame.
Emilio Estevez a réuni devant sa caméra une distribution prestigieuse : Anthony Hopkins, Helen Hunt, Harry Bellafonte (disparu des écrans depuis Kansas City de Robert Altman en 1996), Laurence Fishburne, Christian Slater, Sharon Stone, Demi Moore, Lindsay Lohan (à l’affiche de The Last Show de Altman également), Heather Graham, Ashton Kutcher (l’Effet Papillon), Joshua Jackson…

Ces histoires, ces personnages s’entremêlent délicieusement. Certains ont plus d’intérêt et de profondeur que d’autres. Mais au-delà d’une quelconque réussite esthétique, ou bien scénaristique, c’est davantage par les thèmes évoqués et les échos provoqués chez le spectateur, quEmilio Estevez réalise un film brillant. Qui invite à la réflexion. Qui l’impose même.

Le film, dans un souci d’authenticité, et à la manière d’un documentaire, imbrique des extraits de discours de Robert F. Kennedy. Les paroles de Bobby se font entendre dès la scène d’ouverture. Violentes. Efficaces aussi. Et tellement d’actualité.
« Je ne veux pas faire partie de ces Etats-Unis, je ne veux pas faire partie de ce peuple américain, dont on dira dans quelques années, comme de Rome à son époque : « Ils ont fait un désert, et l’ont appelé paix. »
A l’heure des manifestations devant le Congrès à Washington contre le conflit en Irak, ces paroles sont lourdes de sens. Les engagements écologiques de Bobby le sont également au regard de la réunion d’experts climatiques mondiaux, qui s’est tenue à Paris aujourd’hui, pour définir l’ampleur du réchauffement de la planète…
Autant de questions soulevées qui ne sont pas sans résonances pour nous en période électorale. Pour finir, peut-être est-il utile de rappeler ces paroles de Robert F. Kennedy : « La violence engendre la violence. La répression engendre les représailles. » A bon entendeur…


VG

samedi 27 janvier 2007

FESTIVAL INTERNATIONAL DU COURT METRAGE




Direction Clermont-Ferrand cette fois pour la 29ème édition du Festival International du Court-Métrage du 26 janvier au 3 février 2007.
Cette année, trois compétitions mêlant argentique et numérique pour créer encore plus de richesse et de vitalité à la diversité, principe fondamental du court-métrage. Au programme, près de 200 films en compétition, sans compter des rétrospectives et panoramas pour le bonheur de tous.


Pour retrouver le programme et toutes les informations relatives à l’événement :

VG

mercredi 24 janvier 2007

57ème BERLINALE ( 8 - 18 février 2007 )



Février évoque les vacances scolaires et les pistes enneigées…C’est surtout le retour des grands festivals dans l’univers du 7ème art. Ainsi, la 57ème Berlinale se déroulera du 8 au 18 février prochain et proposera une sélection de 26 films, dont 19 projetés en avant-première mondiale et 22 en compétition.

La programmation étant à présent complète, nous pouvons dévoiler les quatre films français qui seront présentés :
- Angel de François Ozon
- La Môme d’Olivier Dahan où Marion Cotillard redonne vie à Edith Piaf
- Les Témoins d’André Téchiné
- Ne touchez pas la hache, réalisé par Jacques Rivette.

Le cinéma américain sera évidemment bien représenté pour cette berlinale avec par exemple :
- Letters from Iwo Jima de Clint Eastwood, la suite et version asiatique de la bataille d’Iwo Jima, après le magnifique Flag of our Fathers (Mémoires de nos pères)
- The Good German de Steven Soderbergh
- The Good Shepherd de Robert de Niro

Le cinéma asiatique ne sera pas non plus en reste avec la présence de réalisateurs talentueux comme le Coréen Park Chan-Wook (Old Boy) pour son nouveau film Sai Bo Gu Ji Man Gwen Chan A (« je suis un organisme cybernétique mais ça me va »).

Deux films d’Amérique Latine seront projetés en compétition officielle : El Otro d'Ariel Rotter et O Ano Em Que Meus Pais Sairam de Ferias ("L'Année où mes parents étaient en vacances") de Cao Hamburger.
Pour l'Europe, notons le concours de Stefan Ruzowitzky (Allemagne) avec Die Fälscher, celui de Saverio Costanzo (Italie) pour son film In Memoria Di Me. La Belgique sera représentée par Sam Garbarski avec Irina Palm et la République Tchèque par Jiri Menzel avec son long-métrage Obsluhoval Jsem Anglickeho Kralé (« j’ai servi le roi d’Angleterre »).

Le jury sera présidé par le réalisateur d'American Gigolo, Paul Schrader. A ses côtés, l'actrice réalisatrice palestinienne Hiam Habbas, l'acteur Allemand Mario Adorf, l'acteur Mexicain Gael Garcia Bernal, l'acteur Américain Willem Dafoe, le producteur Hongkongais Nansun Shi et la monteuse Danoise Molly Malene Stensgaard.
Nous pourrons également compter sur la présence de Robert de Niro, Matt Damon, Angelina Jolie, Georges Clooney et la britannique Marianne Faithfull sur le tapis rouge de cette 57ème berlinale.
A suivre…
VG

mardi 23 janvier 2007