mercredi 16 mai 2007

CANNES

LES COULISSES DE CANNES


Pour son 60ème Festival, Cannes accueille une nouvelle fois tout le fleuron du 7ème art international...


Pour cette édition anniversaire, il était nécessaire pour mes coéquipières et moi-même de ne plus être de simples festivalières festoyant allègrement et gracieusement, mais de participer activement, en véritables professionnelles, aux festivités cannoises.


La transition pouvait paraître rude. Il a donc fallu trouver un compromis astucieux : travailler tout en restant de parfaites fêtardes !


C'est chose faite puisque sur le site de MK2, vous pourrez retrouver toutes nos activités nocturnes et festives quotidiennes ! Les vidéos des soirées immanquables de la croisette se trouvent dans le blog du site intitulé "Hors Champ" (comprendre le off, le censuré, les coulisses, en un mot tout ce que les médias ne vous montrent pas sur Cannes et son festival).


Départ jeudi pour un festival de folie...

mardi 17 avril 2007

FESTIVAL DU CINEMA BRESILIEN


9ème Festival du Cinéma Brésilien de Paris

Pour rester encore un peu dans l'ambiance brésilienne, voici l'événement incontournable pour tous les amoureux du 7ème art et du Brésil :
Le festival du Cinéma Brésilien de Paris, organisé par l'association Jangada.
En avant-goût, quelques films événements à l’affiche : Antônia de Tata Amaral, O ano em que meus pais sairam de férias de Cao Hamburger, Zuzu Angel de Sérgio Rezende, Fabricando Tom Zé de Decio Matos Jr… et bien d’autres surprises !!

A retenir, les deux lieux du festival :

Cinéma L’Arlequin :
films de fiction, en compétition et hors compétition du 25 avril au 1er mai
76 rue de Rennes
75 006 Paris

Cinéma Le Latina :
le meilleur du documentaire brésilien
du 2 au 8 mai
20 rue du Temple
75 004 Paris

Renseignements : 01 55 26 98 50
Contact presse : binta@jangada.org

dimanche 1 avril 2007

Samba de bençao

SAMBA DE BENCAO


Seul billet vraiment personnel, il était important pour moi d'introduire d'une quelconque manière ma fascination pour la culture brésilienne. J'ai donc tenu à présenter cette vidéo de Pierre Barouh et Baden Powell interprétant "Samba Saravah", version française de "Samba de Bençao" du poète et musicien Vinicius de Moraes, qui rend hommage aux principales figures de la chanson populaire brésilienne.


Pierre Barouh, c'est l'interprète de la bande originale d'"Un homme et une femme" de Lelouch, mais c'est surtout le créateur du label Saravah*, et un inconditionnel du Brésil, ami des plus grands comme Vinicius, Chico Buarque, Pixinguinha et surtout Baden Powell.


La fameuse phrase de Vinicius de Moraes : A vida e arte de encontro, la vie c’est l’art des rencontres" s'applique parfaitement à la vie de Pierre Barouh, qui rencontra Vinicius et Baden à Paris, après un voyage à Rio de Janeiro d'où il rentrait bredouille. De ces amitiés, des chansons et des interprétations inoubliables virent le jour...


"Samba Saravah" raconte l'origine de la samba, détaille ce qui caractérise ce rythme, cite les plus grands noms. L'amitié quasi fraternelle qui unissait Pierre Barouh au grand guitariste Baden Powell transparaît dans cet extrait. Il s'agit pour moi de la plus belle et douce des chansons, et je suis ravie d'avoir pu retrouver la vidéo de cette interprétation que j'avais en enregistrement sonore uniquement.
*: En brésilien, Sarava est une forme de bénédiction pour remercier les morts et les vivants confondus. Dans son orthographe originelle Sarava ne prend pas de h, c'est Barouh qui a rajouté en clin d’œil la dernière consonne de son propre nom.
VG
'>http://www.youtube.com/v/g-sN27R_mJI"> name="wmode" value="transparent">

dimanche 25 mars 2007

LES FRAGMENTS D'ANTONIN


Les Fragments d’Antonin
Réalisé par Gabriel Le Bomin
Avec Grégori Dérangère, Anouk Grinberg, Aurélien Recoing


1919. Antonin est revenu de la guerre sans blessure apparente. Pourtant, cet homme souffre. Sa blessure à lui est intime, intérieure, enfouie. Le professeur Labrousse, pionnier dans le traitement des chocs traumatiques de guerre se passionne pour son cas. Sa méthode, nouvelle et controversée, consiste à lui faire revivre les moments les plus intenses de sa guerre afin de l’en libérer.


Souvenirs de l’Enfer, Enfer du souvenir

Dans le cadre du 17ème Festival de films organisé par Images d’Ailleurs, « Les Fragments d’Antonin » s’inscrit parfaitement dans une programmation orientée autour du « Cinéma et de la Psychiatrie ».
Film magnifique et bouleversant qui traite des chocs traumatiques avec une puissance incroyable, « Les Fragments d’Antonin » distille de véritables réflexions sur le mal et l’horreur subis par les hommes pendant la guerre, et les traumatismes qui leur sont liés.
Antonin nous parle en off de la première journée de combat et du sentiment patriotique fort qui s’en dégage. De la fierté en somme. Puis la fierté fait place à l’horreur du quotidien, les compagnons deviennent des corps sans vie, et l’on s’échange de mains en mains une fiole d’alcool pour se donner du courage avant de donner l’assaut, de partir sous les balles et les bombes, de perdre la vie ou de tuer. Et cela devient du dégoût, de la culpabilité. Car ces hommes, les hommes, ne sont pas préparés à tuer, à devenir des bêtes assoiffées de sang. Alors lorsqu’il s’agit de tuer un jeune allemand dans les tranchées, Ernst, ou lorsqu’il est question de fusiller un compagnon pour l’exemple, Simon, ce sont autant d’évènements traumatisants et cauchemardesques qui hantent l’esprit à jamais. Pour tous ces morts, cette violence, Antonin souffre de reviviscences à l’infini. Il répète inlassablement les gestes de l’horreur, les noms de l'ignominie. Ceux qui l’ont marqué à jamais, comme des plaies ouvertes et purulentes, impossibles à cicatriser. Seule la douceur de Madeleine, jeune infirmière qu’il a aimée, lui revient de manière obsessionnelle certes, mais presque salvatrice.
Dans le service du docteur Labrousse, nous observons des corps marqués, affaissés, courbés par le poids de la culpabilité et de la douleur…des corps qui extériorisent les douleurs psychologiques si profondément ancrées.
Et même le docteur Labrousse, passionné par le cas d’Antonin, a vécu un traumatisme lié à cette guerre. Son fils unique, musicien, est mort au combat. Et la douce musique d’Erik Satie, jouée sur le gramophone de Labrousse, nous rappelle combien lui-même se perd dans la souffrance du souvenir. Car l’interprétation passée en boucle est celle de son fils décédé.

Combien de temps faut-il à un homme pour se construire ? Combien faut-il de temps à un autre pour le détruire ? Quelles sont nos limites face à l’insupportable, à l’horreur, à l’inhumain ?
La virtuosité de la mise en scène s’accompagne d’un montage morcelé, fragmenté. Nous pénétrons progressivement dans l’esprit et l’univers d’Antonin, nourris de souvenirs douloureux, et traumatisants. Cette construction fragmentaire s’organise autour des séances mises en place pour affranchir Antonin de ses angoisses paralysantes et morbides. A partir de divers stimuli, Antonin plonge et nous plonge dans ce passé si récent. D’abord par bribes, images et associations d’idées, sensations retrouvées. De là surgit son histoire, se dessine sa guerre. Les méandres de l’esprit d’Antonin se font petit à petit moins opaques et nous comprenons les blessures enfouies de son âme.
Ce premier film de Gabriel Le Bomin, au ton personnel, est une véritable réussite, grâce à la performance habitée de Grégori Dérangère notamment, mais aussi celle des autres acteurs. Loin des clichés et codes propres aux films de guerre, « Les Fragments d’Antonin » propose un regard neuf et décalé, mais surtout profondément humain sur les traumatismes psychologiques liés aux guerres.
Le souvenir de ce film marquera durablement nos esprits…

VG

CINEMA ET PSYCHIATRIE


17ème Festival de films du cinéma Images d'Ailleurs


Pour son 17 ème festival du film, le cinéma Images d'Ailleurs, lieu mythique à présent de la diversité culturelle cinématographique, propose d'explorer un sujet particulièrement sensible : la psychiatrie.


En effet, du 20 au 28 mars, une large sélection de près de 60 films aborde les différentes formes de représentation mais aussi du traitement de la maladie mentale. Une manière efficace de montrer comment les maladies liées à l'esprit sont traitées et perçues à travers le monde.

Films et documentaires, voici quelques oeuvres présentées lors du festival "Cinéma et Psychiatrie" :


'Titicut Follies', de Frederic Wiseman
'1914, la folie', de Annie Vacelet
'Quand tombent les murs de l'asile', de Youki Vattier
'Le goût de la vie', de Bernard et Michèle Dal Molin
'Le sixième sens', de Night Shyamalan
'Requiem', d'Hans Christian Schmid
'Les fragments d'Antonin', de Gabriel Le Bomin
'The Truman show', de Peter Weir


Images d'Ailleurs propose comme à son habitude des tables rondes et des conférences avec d'éminents spécialistes, pour mieux comprendre et nous éclairer sur la psychiatrie d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Une exposition de photos et de peintures enrichira également ce festival pas comme les autres.


Films surprenants et bouleversants, la programmation d'Images d'Ailleurs nous plonge dans les méandres de l'esprit...au tarif unique de 5 euros !


Pour retrouver la programmation complète du festival, cliquer ici.



CINEMA IMAGES D'AILLEURS
21 rue de la Clef
75005 PARIS
Métro : Censier-Daubenton


lundi 19 mars 2007

PRINTEMPS DU CINEMA


Le Printemps du Cinéma


3 jours à 3,50 euros !


Comme chaque année depuis maintenant 8 ans, n'oubliez pas de profiter des salles obscures à 3,50 euros pendant trois jours, du dimanche 18 mars au mardi 20 mars 2007. Pour retrouver le programme complet de ce rendez-vous annuel si sympathique, cliquer ici.


DAFT PUNK FAIT SON CINEMA


DAFT PUNK AU PANTHEON


A partir du samedi 24 mars et ce chaque samedi à 00h, le Panthéon diffusera en exclusivité le film ELECTROMA, explorations visuelles, sans dialogues mais musicales de deux robots, réalisé par Daft Punk, qui avait été présenté lors du dernier festival de Cannes.


13, rue Victor-Cousin, M° Luxembourg


Pour voir la bande annonce du film : www.youtube.com/watch?v=dzN6eFPx-B4

samedi 10 mars 2007

HISTOIRE D'EN RIRE

"Histoires d'en rire - Documentaire et humour"

Tous les dimanches du 18 février au 22 avril 2007
au Cinéma des Cinéastes


Le cinéma du réel peut-il faire rire ? Idée farfelue que de prêter au documentaire, genre sérieux en apparence, des intentions humoristiques. Pourtant, si l'humour franc de la farce, du gag, de la comédie loufoque ou du burlesque appartiennent plutôt au registre de la fiction, il existe bien un humour de rupture, plus grinçant, plus critique, plus distancié qui convient bien à une vocation subversive du documentaire. Certes, la palette des réactions provoquées par l'humour est vaste, et celui-ci déclenchera plus souvent le sourire amusé que la franche hilarité chez le spectateur de documentaire. Irréductible à un genre, l'humour est en effet souvent diffus et se glisse subtilement dans des films qui revêtent une variété de tons.
L'occasion de mesurer combien l'humour pose les questions cruciales qui sont au coeur de la démarche documentaire : celle de la distance entre filmeur et filmé, de la confiance dans la relation entre le cinéaste, le personnage et le spectateur. Mais par définition, dans le documentaire, l'humour n'est pas toujours programmé : le hasard peut parfois faire naître une situation comique. Cependant, les choix de réalisation restent décisifs pour provoquer l'humour et certains cinéastes pratiquent avec talent cet art de la rupture, de l'écart, du décalage et introduisent ainsi, via le travail d'écriture et de montage, un ton que la réalité seule n'aurait pas livré.
Ce cycle documentaire est l'occasion de découvrir ou redécouvrir des cinéastes comme Agnès Varda, Frederick Wiseman, Keith Fulton & Louis Pepe, Jacqueline Veuve, Georgi Lazarevski ou encore Jean-Stéphane Bron.
Alors n'hésitez pas une seconde, RIEZ !

"Histoires d'en rire"
au Cinéma des Cinéastes
7, avenue de Clichy 75017 Paris
Rens. : 01 53 42 40 20 / 01 40 38 04 00
http://www.doc-grandecran.fr

Séance plein tarif : 8,50 euros / Adhérent : 6,30 euros /
Séance de 11h : 6 euros / Forfait journée : 25 euros

CENT CINEASTES ET SANS PAPIERS

CENT CINEASTES ET SANS PAPIERS

Un collectif de cent cinéastes réalise un court-métrage d’une puissance incroyable sur les sans papiers. Bouleversant tout simplement.

Mobilisation de réalisateurs et comédiens contre les expulsions.

Une centaine de cinéastes de renom, qu’ils soient des pointures du cinéma d’auteur comme Arnaud Desplechin ou bien des habitués des têtes de box office, tel Patrice Leconte se sont mobilisés pour réaliser une pétition mais surtout un petit film collectif surprenant. Réalisateurs, mais aussi comédiens, comme Juliette Binoche, Josiane Balasko, ont donc décidé de se battre pour ceux qui n’ont pas de droits, pas de moyens. Ces étrangers sans-papiers qu’on oublie bien trop souvent.
Ainsi, depuis le 7 mars, un film de trois minutes circule dans toute la France, dans plus de 400 salles de cinéma. Une quinzaine d’enfants y témoigne, à visage découvert.
« Laissez nous grandir ici. Laissez nous grandir ici. Laissez nous grandir ici. »
Cette phrase, comme un leitmotiv, revient marteler l’esprit et hanter le spectateur. Sur fond noir, on assiste au défilé saisissant et poignant de ces petites têtes, filmées en gros plan, qui nous assènent leurs paroles comme des couperets, des piqûres de rappel.
Des mots d’enfants, des visages de jeunes qui disent leur peur. Mais lorsque la peur est évoquée, il s’agit de celle du quotidien, de leur quotidien d’immigrés sans papiers. Celles des hôtels meublés, des chambres de bonne. L’angoisse permanente d’être expulsés. Les séparations et les déchirures familiales. Et surtout, leur envie de continuer à vivre ici.
Le film incite aussi tous les français à signer la pétition.

« D’après une récente enquête d’opinion, 73 % des Français interrogés estiment qu’il faut régulariser les immigrés sans papiers qui ont un contrat de travail et/ou des enfants scolarisés en France. » (Télérama) Une cause bien plus populaire qu’on ne le croit…
Lorsqu’on sait qu’en janvier, du côté de République, de nombreuses familles ont été arrêtées au sortir des Restos du Cœur, on s’indigne évidemment.
Lorsqu’on apprend qu’il est maintenant permis aux autorités de venir chercher les sans papiers directement dans les centres du Samu Social, on crie à l’ignominie…
Enfin, lorsqu’un Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale pourrait être créé, on est en droit de craindre d’autres dérives inhumaines…
VG

Laissez-les grandir ici
envoyé par laissezlesgrandirici'>http://www.dailymotion.com/swf/2kDs1vAFw60Q99Ety">

samedi 24 février 2007

LA VIE DES AUTRES

LA VIE DES AUTRES
Réalisé par Florian Henckel Von Donnersmarck
Avec Ulrich Mühe, Sebastien Koch, Martina Gedeck
Sortie le 31 janvier 2007
Prix du Meilleur Film et du Meilleur Scénario aux European Film Awards en 2006



La passion quasi obsessionnelle d’un agent de la STASI pour un couple d’intellectuels, dans l’Allemagne des années 80, à Berlin-Est.


En 1984, (l’allusion à Orwell et son Big Brother semble ici évidente) à Berlin-Est, Gerd Wiesler (Ulrich Mühe) est officier de la Stasi, autrement dit, du service de contre-espionnage du régime communiste de la République Démocratique Allemande. Chargé de la surveillance de Georg Dreymann (Sebastien Koch), brillant auteur de théâtre soupçonné d’insoumission aux idées de l’Etat, Wiesler découvre qu’il est au cœur d’une intrigue orchestrée par le Ministre de la Culture pour éliminer Dreymann et séduire sa femme, l’actrice Christa Maria Sieland.
Célibataire et sans vie privée, Wiesler va s’initier à l’art, au monde des idées et à la passion, sphères qui lui étaient jusqu’alors totalement inconnues. Il oublie peu à peu son devoir, admirant de manière obsessionnelle ce couple et cet écrivain. Pris d’empathie pour ces (ses) victimes, il omet un jour volontairement de faire état dans son rapport d’un article écrit par Dreymann sur la fréquence suspecte des suicides d’intellectuels en RDA…

La fièvre de l’histoire gagne le cinéma allemand : après La Chute, Goodbye Lenin, et Sophie Scholl, un nouveau film historique, à valeur documentaire envahit nos écrans. La Vie des Autres (Das Leben der Anderen) dénonce l’état dictatorial établi à Berlin-Est. Témoignage éclairant sur les dégâts causés par la Stasi dans l’univers de l’Art et des intellectuels, dans un état qui a érigé la paranoïa et la surveillance en système comme nul autre.

D’une richesse historique incontestable, il serait pourtant réducteur de limiter la force de ce film à son seul intérêt documentaire. C’est en effet bien davantage une réflexion profonde sur la nature humaine qui est abordée dans La Vie des Autres. Car l’une des particularités des différents régimes totalitaires est de révéler la nature profonde de l’Homme. Or l’ensemble des personnages représentés, ainsi que leur choix, offrent un panel des caractéristiques de l’être humain, et mettent en exergue nos pires instincts : l’ambition, la convoitise, la peur, la lâcheté, le renoncement…

Nul besoin de dramatisation ni de fioritures ici. La retenue, le dénuement, et la simplicité suffisent à insuffler cette force si bouleversante. Cette même force qui permet de passer du thriller d’espionnage, au mélodrame, en passant par le conte philosophique. Et bien entendu en évitant l’écueil du pathos et de la complaisance. Du manichéisme rassurant aussi.
De cette simplicité exemplaire, nous noterons au passage le jeu incroyable des acteurs, qui servent un scénario admirablement bien ficelé : Ulrich Mühe, en agent de la Stasi découvrant son humanité, qui s’était déjà imposé dans les films de Michael Haneke comme Funny Games. Egalement le magnifique Sebastien Koch, qu’on avait remarqué il y a peu de temps dans Black Book de Paul Verhoeven.
Il s’agit d’une démonstration impeccable, époustouflante, mais non pas parfaite. Car la perfection pourrait agacer et laisser indifférent. Or ce sont mille sentiments qui envahissent le spectateur. Ces mêmes sentiments qui rendent les mots inutiles et superflus… La Vie des Autres bouleverse, résonne en nous et impose le silence, celui du respect.
Chapeau bas au cinéma allemand pour son renouveau et pour les moments de grâce qu’il nous offre.

VG

mercredi 21 février 2007

32eme CEREMONIE DES CESARS



LES CESAR DU CINEMA

La 32ème cérémonie des César se déroulera le samedi 24 février 2007, au Théâtre du Châtelet à Paris. Pour la deuxième année consécutive, c'est Valérie Lemercier qui présentera cet éminent rendez-vous du 7ème art français. Claude Brasseur sera quant à lui le président d'honneur.
Rappelons pour information qu'en 2006 "De Battre mon coeur s'est arrêté" s'était imposé en remportant pas moins de huit césar, dont celui du meilleur film.
VG

lundi 19 février 2007

LE DERNIER ROI D'ECOSSE

LE DERNIER ROI D'ECOSSE
Réalisé par Kevin Macdonald
Avec Forest Whitaker, Gillian Anderson, James McAvoy
Sortie le 14 février 2007


Voici une vidéo intitulée "Behind the Scenes"...
Pour en connaître davantage sur le film, avant d'aller le voir bien évidemment.
'>http://www.youtube.com/v/EhymiIOU9PM"> name="wmode"

lundi 12 février 2007

DAVID LYNCH

INTERVIEW DAVID LYNCH
Suite à la sortie d'Inland Empire le 7 février dernier, voici une interview originale de David Lynch. Pour en savoir plus sur Thomas Clément, l'intervieweur, n'hésitez pas à vous rendre sur son site.
En attendant, bienvenue dans l'univers de Monsieur Lynch :


David Lynch
envoyé par clemtom
'>http://www.dailymotion.com/swf/1CbgvZ0ta1CnF8o7m">

vendredi 9 février 2007

AZUL

Bande annonce du film espagnol AZUL, réalisé par Daniel Sanchez Arévalo.
Sortie le 28 février 2007.

Bande Annonce du film AZUL

HOW TO SHOWER : MEN VS WOMEN

Parce que ça m'amuse tout simplement...

How to Shower: Men vs Women

Ajouter à mon profil. | Plus de vidéos">

jeudi 8 février 2007

JUSTE UNE FOIS


JUSTE UNE FOIS

Ecrit et réalisé par Bobcat Goldthwait

Avec Melinda Page Hamilton, Bryce Johnson, Geoff Pierson, Colby French...

Sortie le 21 février 2007



Amy est une jolie jeune femme comblée par une famille aimante et un fiancé très épris. Les problèmes surviennent lorsque ledit fiancé insiste pour qu’ils partagent leurs plus intimes secrets, ceux qu’ils n’ont révélés à personne d’autre. Mais en révélant son plus lourd secret, Amy voit son univers s’écrouler…

Petit traité sur l’éloge du mensonge


Dans une Amérique puritaine et croyante, où les valeurs judéo-chrétiennes font rage, il est de bon ton entre futurs époux d’être parfaitement honnêtes et authentiques, afin de ne pas dévoyer les valeurs sacrées du mariage. Amen ! On oppose d’ailleurs ordinairement la sincérité à l'hypocrisie et au mensonge, termes qui ont une connotation négative au plan moral. Kant, dans l'opuscule Sur un prétendu droit de mentir par humanité, va même jusqu’à défendre l'universalité du devoir de vérité. Il continue en ajoutant que si l’on ne dit pas la vérité, on commet une injustice envers la morale. Morale fondée par l’homme, œuvre de sa raison et qui le distingue de l’animal. Agir contre la morale c'est donc porter atteinte à l'humanité elle-même. Dès lors le mensonge (même par omission) nuit à l'humanité et donc à autrui. Ce même mensonge le réduit à l’animalité aussi (nos amis les bêtes).
La position de Kant nous semble aujourd'hui insoutenable. En réalité, nous savons bien que tout dépend des circonstances et que la règle morale appliquée universellement, ici, le serait aveuglément.
Juste une fois invite donc à bien réfléchir et parfois à favoriser le mensonge. A quoi cela sert-il en effet de se flageller et de s’envoyer au pugilat, pour une erreur…de jeunesse ? Pour que 30 millions d’amis ne devienne pas 30 millions d’ennemis, il semble parfois préférable de taire certains pans de sa vie…

Sur les traces de J.W.

Juste une fois
est un vrai régal et ce, dès la première scène ! L’âme de John Waters y insuffle son énergie, entre le trash choquant et le carrément décalé. Celle qui fait sourire, voire rire, qui gêne ou fait grincer. En un mot, de l’esprit très, mais alors vraiment très mal placé. Génial me direz-vous ! Mais comme le titre français l’indique, la transgression initiale ne sera que l’unique moment politiquement très incorrect du film. Car malheureusement ce dernier dérape et n’arrive finalement pas à éviter l’écueil de la comédie sentimentale simplette aux rebondissements sirupeux. Avec parfois même, un étrange oscillement vers la gravité et la tragédie.
La carte de l’humour n’est alors pas suffisamment exploitée. C’est bien dommage. D’autant que ce premier film, tourné avec une caméra numérique pour quasiment rien, part d’un postulat scénaristique simple et pourtant très efficace : toute vérité est-elle bonne à dire ? Doit-on tout partager avec son conjoint, même les pires choses que l’on ait commises ? Le spectateur, complice forcé d’Amy, participe alors avec hilarité à l’enchaînement de réactions qui suit l’aveu de l’abominable !

On retiendra la prestation des acteurs, tous de formidables inconnus, et surtout la pétillante et malicieuse Melinda Page Hamilton, dont le visage angélique détonne avec ses actes, disons…euh, crades !
Cette comédie délibérément très incorrecte torpille les valeurs de l’Amérique actuelle, puisqu’on s’y drogue, on y jure, et surtout, on y…(BIP). Cela séduira évidemment. La fraîcheur qui s’en dégage séduira encore plus et laisse entrevoir un bel avenir au renouveau du cinéma indépendant américain.
Et nous, on préfère ne pas vous mentir : si vous n’allez pas voir le long-métrage de votre vie, qu’il est bon d’assister à un film-ovni à l’humour débridé !

VG

lundi 5 février 2007

DAVID LYNCH AU MAJESTIC


DAVID LYNCH AU MAJESTIC

Lynch s'invite au Majestic le mardi 6 février dès 20h !

Soirée spéciale consacrée au plus fascinant et délirant des cinéastes indépendants...


Juste avant la sortie le mercredi 7 février de son dernier opus, Inland Empire, dont on dit qu'il est le chapitre le plus tordu de sa filmographie labyrinthique, le Majesctic Bastille propose de revisiter deux films essentiels de la carrière du maître : Blue Velvet et Sailor & Lula.

Essentiels, parce qu'ils caractérisent parfaitement l'univers lynchien. Un monde fait d'ellipses, de mises en abymes, d'histoires de doubles antithétiques, et d'interdits...

Cycle des indépendants : soirée David Lynch
Le mardi 6 février au Majestic Bastille (4 boulevard Richard Lenoir, Paris 11e, M° Bastille)Tarif : 12€

BEAT KINGS : THE HISTORY OF HIP HOP



BEAT KINGS: THE HISTORY OF HIP HOP


Ce documentaire produit par Mathematics, producteur du Wu Tang est disponible depuis fin janvier. Beat Kings fait la chronique de l’histoire des productions et des beats Hip Hop à travers des interviews de Kanye West, Just Blaze, Havoc, The Alchemist, Swizz Beatz, RZA, DJ Premier, Pete Rock, Marley Marl et beaucoup d’autres encore. Sans le producteur, le MC ne vaut rien, nous conduit le reportage. Le 1er février sont ensuite sortis des rééditions du DVD accompagnées d’une compilation appelée Wu Tang and Friends : Unreleased contenant des enregistrements rares, des remixes et des tracks inédits du groupe. Un nouvel album du Wu intitule 8 Diagrams est prévu pour cet été.
Des extraits du DVD ici

mercredi 31 janvier 2007

CINE-MANGA INTERACTIF


CINE-MANGA INTERACTIF



Les CAHIERS DU CINEMA et TAKESHI KITANO proposent au cinéaste qui sommeille en nous de participer à la création collective d'un Ciné-Manga Intéractif, proposé sur le site des Cahiers du Cinéma. Original et ludique.


Pour chaque parution d'un numéro "double zéro", Les Cahiers du Cinéma ont maintenant pris l'habitude d'inviter un réalisateur de renom. Après Martin Scorcese et Wim Wenders, Takeshi Kitano s'y colle pour le numéro 600. Avec lui, une idée, un concept. Généreux, original et ludique. Un jeu qui convie d'autres réalisateurs mais également les lecteurs des Cahiers, et les internautes à réaliser un ciné-manga.

Comment ?
Le principe est simple. A partir de 69 photos prises par M. Kitano lui-même, chacun compose un mini-récit en assemblant quatre de ces photos à sa convenance, et en ajoutant un court texte de légende.
Takeshi Kitano a réalisé 14 planches sur ce principe. D'autres cinéastes (Olivier Assayas, Catherine Breillat, Gus Van Sant...) ont été conviés et se sont livrés avec plaisir au jeu, réalisant parfois plus d'une proposition.
Au final, 30 fictions (poétiques, énigmatiques, humoristiques) séléctionnées se rencontreront dans ce livre collector, pour composer ensemble un tableau du cinéma contemporain.

Libre à vous d'essayer !

VG

LE PARIS DU CINEMA ROUMAIN


LE PARIS DU CINEMA ROUMAIN


Une semaine dédiée au 7ème Art roumain au cinéma Le Latina
Du 30 janvier au 6 février 2007


C’est à l’occasion de l’entrée de la Roumanie dans l’Union Européenne que l’association culturelle ARTROUMAIN et LE LATINA, sous les auspices de l’Union Latine, s’unissent à nouveau pour célébrer la culture roumaine, avec le soutien du C.N.C. – Roumanie, de l’Ambassade de Roumanie en France, de la compagnie TAROM et de TVR International.Du 30 janvier au 6 février 2007, le grand public découvrira, à Paris, la prometteuse génération de cinéastes roumains. Les parisiens pourront apprécier une culture riche et variée grâce à un vaste programme :

• 7 longs métrages récents dont « 12h08 à l’Est de Bucarest » Caméra d’Or au dernier Festival de Cannes 2006, présenté par le critique Michel Ciment (revue Positif), en présence du réalisateur et de l’actrice Luminita Gheorghiu, et « La mort de Dante Lazarescu », Palmarès 2006 de Télérama, lors d’une soirée organisée en collaboration avec la revue Télérama.

• 2 programmes de courts métrages roumains, un programme de courts métrages moldaves et 3 programmes de documentaires.

• Une soirée exceptionnelle, en présence de Marie-José Nat et Pierre Brice, sera consacrée au film « Les Daces », péplum roumain réalisé en 1966 en coproduction avec la France.

• « Veronica », film musical pour enfants qui a marqué de nombreuses générations de Roumains sera programmé, en présence de l’actrice et chanteuse Margareta Pîslaru.

• Le public pourra également voir et revoir « Trahir » et « Train de vie », les premiers films de Radu Mihaileanu, présentés par Karine Tuil. Le réalisateur d’origine roumaine, Président d’honneur du festival, est entre autres l’auteur de « Va, vis et deviens », grand succès du publique et César du meilleur scénario en 2005.

• Alors que la presse de Los Angeles (dont on dit qu'elle préfigure parfois les nominations aux Oscars) vient de déclarer Luminita Gheorghiu pour « La Mort de Dante Lazarescu », Meilleure Actrice dans un second rôle, un hommage est rendu à cette grande actrice roumaine.

• De nombreuses séances seront accompagnées de rencontres avec les réalisateurs et les acteurs roumains (notamment la jeune et talentueuse Dorothea Petre).

• Autour du programme cinématographique seront proposées, également au Latina, une animation musicale en début de séance avec le violoniste Renato Kamhi et ses invités, la signature du roman Douce France (Grasset, 2007) par Karine Tuil, l’exposition Des paysages et des oiseux dans le Delta du Danube, photographies de Alexandre et Marie Beauquenne (30 janvier – 12 février), ou encore des dégustations de plats et de vins roumains.
Le Latina
20 rue du Temple
75004 PARIS
01.42.78.47.86